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Le Père Mary, un curé de campagne apôtre des vocations tardives

Le Père Mary a été rappelé à Dieu dans la nuit du dimanche 30 janvier 1949. Après sept jours d’une agonie silencieuse, il quitta doucement cette terre de Brie où il avait tant œuvré. Il était le Curé de Saint-Jean-les Deux-Jumeaux et de Changis-sur-Marne depuis 57 ans.

Né en 1863 dans le bocage normand et ancien tisserand à main il rencontra les plus grandes difficultés (maladie, pauvreté de sa famille) avant d’entrer, tardivement, au séminaire et d’accomplir sa vocation : devenir prêtre ! C’est à 14 ans qu’il en avait eut la révélation, au cours d’une promenade avec sa mère par une après-midi ensoleillée où, tout d’un coup, il tressaillit en entendant très distinctement une voix d’une extraordinaire et pénétrante douceur qui retentissait en lui et en dehors de lui, disant : « Tu seras prêtre un jour »

Après diverses étapes en Normandie et même en Angleterre (dans le Comté de Dorset) c’est à Meaux  qu’il recevra tous les ordres mineurs et majeurs en l’espace de six mois pour devenir prêtre le 24 juin 1890. En novembre de la même année, il est nommé curé de Sammeron où il commence à accueillir des « vocations tardives » dans son presbytère. Quelques mois plus tard il quitte Sammeron après avoir sollicité de son évêque l’obtention « d’une petite paroisse qui ait une gare afin de faciliter aux Vocations tardives l’accès de son presbytère » et de l’y laisser à vie « afin de pouvoir y réaliser des œuvres ». Il est nommé curé résidant de Saint-Jean-les Deux-Jumeaux et desservant de Changis. Lorsque ses paroissiens l’aperçurent pour la première fois, ils n’augurèrent rien de bon de ses yeux fiévreux et de ses pommettes rouges ni de la mauvaise toux qui secouait ses épaules : « Il ne fera pas de vieux os ! », disaient-ils.

L’une de ses premières activité pastorales sera de restaurer et quasi reconstruire, avec amour la petite église de Changis. Cet humble chantier inaugural révèle bien les vertus d’adoration, de religion, de charité qui ne cesseront de grandir tout au long de son ministère.

La paroisse n’était pas très pieuse et son prédécesseur s’en était allé, découragé. Il braque tous ses efforts sur le développement de la pratique religieuse et compense l’indifférence générale par une vie de pénitence personnelle. Il « communique » en créant une lettre pastorale périodique et en faisant porter dans nombre de foyers La Croix, Le Pèlerin et divers bulletins de piété.

Tout en accomplissant, avec quel courage ! son ministère,  il avait repris en son presbytère l’Œuvre des Vocations tardives ébauchée à Sammeron et les création/constructions se succédèrent :

1896, création d’un orphelinat (qui deviendra en 1907 le pensionnat St Stanislas)

1904, établissement d’un patronage pour les garçons

1908-1910, création d’une école libre de filles (qui prendra plus tard le joli nom de Notre Dame des Lys)

1910, création d’un atelier-ouvroir pour donner du travail et retenir les jeunes filles sur place

Dans les années qui suivent la guerre de 14-18, il faut faire face à un afflux croissant de Vocations tardives et construire, toujours construire :

1925-1927, Chapelle du séminaire (Dieu, toujours le premier servi)

1927-1929, Séminaire des Vocations tardives

1934, Monastère de Clarisses

Tout cela fut accompli, non sans difficultés, sans qu’il ait un sou devant lui, mais sans laisser de dettes ; avec seulement une foi « à transporter les montagnes » et beaucoup de prière et d’action de grâces. Il vivait dans la familiarité de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de Notre Dame de Lourdes. Il leur parlait à mi-voix, comme à des personnes visibles.

Ami de Paul Claudel et de René Bazin, le Père Paul Mary fut à la fois un prêtre, – au plein sens du terme – et un fondateur, dont les œuvres lui survivent.

Spécialement, son vaste séminaire interdiocésain, d’où sont sortis plusieurs centaines de prêtres séculiers ou réguliers.

Après avoir été, pendant quelques années une annexe de l’hôpital de Jouarre, cet établissement connaît une nouvelle destination en ayant été rachetés par l’Association des établissements du Domaine Emmanuel (AEDE) pour y accueillir un FOYER D’ACCUEIL MEDICALISE ET D’ACCUEIL DE JOUR pour des personnes, des deux sexes, ayant atteint ou dépassé l’âge de 20 ans et présentant des troubles psychiatriques ou des troubles du comportement graves mais stabilisés.

Le Père Mary est inhumé dans la nef latérale de l’église de Saint-Jean-Les-deux-Jumeaux, au bas de l’escalier de la chaire

2-3_IMG_1503_Sépulture P_MARYtout près de l’autel de la Sainte Vierge ou, tant de fois, il célébra la messe ou récita le bréviaire. Il avait choisi cette place « pour que Notre Dame veille sur son repos, pour que sa présence dise à ses paroissiens son désir de les voir toujours fidèles à Dieu »

Il est représenté, en médaillon, dans le vitrail central de l’église

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(d’après « Le Père Mary, un curé de campagne apôtre des vocations tardives » de Paul Labutte)

L’ouvrage de Paul Labutte (jaquette ci-dessous) est encore disponible.

On peut se le procurer à la paroisse de Saint Jean les Jumeaux >>> http://paroissesaintjean.fr/contact

Les obsèques du P. MARY

Photos Père Mary DCD

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