web analytics

A sample text widget

Etiam pulvinar consectetur dolor sed malesuada. Ut convallis euismod dolor nec pretium. Nunc ut tristique massa.

Nam sodales mi vitae dolor ullamcorper et vulputate enim accumsan. Morbi orci magna, tincidunt vitae molestie nec, molestie at mi. Nulla nulla lorem, suscipit in posuere in, interdum non magna.

1ER MAI 2011 – BÉATIFICATION DE JEAN-PAUL II

Le Carrefour des Infos – Information transmise par fax ou courriel dans le diocèse de Meaux
 N° 242 – 29 avril 2011
À L’OCCASION DE LA BÉATIFICATION DU PAPE JEAN-PAUL II
Une délégation d’une quarantaine de pèlerins de notre diocèse est partie aujourd’hui, vendredi 29 avril 2011 à Rome pour assister à la béatification par le Pape Benoît XVI de son éminent prédécesseur. L’évènement aura lieu le 1er mai 2011, Dimanche de la Miséricorde, institué par Jean‐Paul II lui-même. Mais qu’est-ce que la Miséricorde Divine ? Pour nous faire découvrir ou préciser cette notion, le Père évêque, qui est coordinateur national du Congrès de la Miséricorde, l’explique sur la page Cheminer vers Pâques avec Jean‐Paul II du site de la Conférence des évêques de France.
Jean-Paul-II-et-la-misericorde
lagiewniki_basilique_misericorde

Évêque de Meaux, Mgr Albert-Marie de Monléon, coordinateur national du Congrès de la Miséricorde, nous propose une réflexion sur la Miséricorde de Dieu, clé de lecture du pontificat de Jean-Paul II. Il vient de publier « Miséricorde, bonheur pour l’homme » (Parole et Silence 2011).
 Dans son
homélie pour le troisième anniversaire de la mort de Jean-Paul II (2 avril 2008), Benoît XVI déclarait :  » La Miséricorde de Dieu – Jean-Paul II l’a dit lui-même – est la clé de lecture privilégiée de son pontificat.  »
Lorsque, dans son ouvrage Mémoire et identité (Flammarion, 2005), Jean-Paul II jette un regard en arrière sur son expérience pastorale en Pologne au sortir de la guerre et tout spécialement à Cracovie, il se réfère immédiatement à sainte Faustine Kowalska et à ses révélations centrées sur le
mystère de la Divine Miséricorde (cf. p. 16-17). Confronté aux idéologies du mal que furent le nazisme et le communisme, Karol Wojtyla comprend que « l’unique vérité capable de contrebalancer le mal de ces idéologies est le fait que Dieu est Miséricorde – c’était la vérité du Christ miséricordieux. C’est pour cela que, lorsque je fus appelé sur le Siège de Pierre, j’ai ressenti fortement la nécessité de transmettre les expériences faites dans mon pays natal, mais appartenant au trésor de l’Eglise universelle » (p. 17).
Depuis l’
encyclique Dieu riche en Miséricorde (1980) Jean-Paul II est revenu sans cesse sur la miséricorde comme espérance pour notre temps. Dans son dernier message pour le dimanche de la miséricorde il disait : « Combien l’humanité a besoin de ressentir l’efficacité de la miséricorde de Dieu en ces temps marqués par une incertitude croissante et de violents conflits  » (18 avril 2004).
 Lettre solennelle du Pape adressée à l’Eglise catholique.Confiance dans les promesses du Christ.Prédication après la lecture de l’Evangile.Attitude qui incite à l’indulgence et au pardon.Vérité de foi inaccessible à la seule raison humaine.

Jean-Paul II, homme de miséricorde

Jean-Paul II était lui-même d’abord et avant tout un homme de miséricorde tout en ne transigeant pas sur la vérité et la justice. Son attitude, notamment dans ses voyages apostoliques, à l’égard des personnes fragilisées par la vie, enfants, personnes malades ou handicapées, pauvres des favella, ne trompe pas sur sa profonde compassion pour toute souffrance. De même, son pardon au tueur Ali Agça et la visite qu’il lui rendit, dans sa cellule, témoignent de la force et du courage de la miséricorde, qui l’habitèrent.
Mais qu’est donc, pour Jean-Paul II, la
miséricorde, cette miséricorde dont saint Augustin dit qu’elle est « une compassion du cœur (cor en latin) pour la misère d’autrui qui nous pousse à le secourir, si nous le pouvons » ? Elle est la force de la vérité et de l’amour qui s’oppose au mal et cherche à le vaincre par le bien (cf. Romains 12, 17.21). La miséricorde n’est, en aucun cas, un laisser faire devant l’injustice ou la violence et encore moins une vague compassion sentimentale devant la souffrance ou la blessure d’autrui. Ce n’est pas vivre, disait Benoît XVI, « comme si le bien et le mal était égaux sous prétexte que Dieu ne peut être que miséricordieux. Ce serait là une tromperie » (Audience du 12 novembre 2008). Pour Jean-Paul II,  » La miséricorde est nécessaire pour faire en sorte que chaque injustice du monde trouve son terme dans la splendeur de la vérité  » (Lagiewniki, 17 août 2002).
C’est pourquoi nous ne devons pas avoir peur du mot
miséricorde. « Si, parfois, l’homme contemporain n’a pas le courage de prononcer le mot « miséricorde », ou si, dans sa conscience dépouillée de tout sens religieux, il n’en trouve pas l’équivalent, il est d’autant plus nécessaire que l’Eglise prononce ce mot, pas seulement en son propre nom, mais aussi au nom de tous les hommes de notre temps  » (Dieu riche en miséricorde, 15).
En œuvrant pour la
miséricorde, l’homme participe à cette limite que Dieu impose au mal selon la puissante expression de Jean-Paul II : « La limite imposée au mal, dont l’homme est l’auteur et la victime, est en définitive la Divine Miséricorde. » (Mémoire et identité, p.71) Même si, précise-t-il dans Dieu riche en miséricorde, « c’est lors du renouvellement définitif du monde, qu’en tous les élus, l’amour vaincra le mal en ses sources les plus profondes. » (8)
 Attitude qui incite à l’indulgence et au pardon.

La Miséricorde, retour de l’homme vers Dieu

La miséricorde divine s’exprime avant tout à l’égard de l’homme blessé, défiguré par le péché. Elle est ce qui le restaure dans sa dignité et sa vraie liberté de fils égaré. Dans son admirable commentaire de la parabole de l’enfant prodigue, Jean-Paul II écrit : « le père voit avec tant de clarté le bien qui s’est accompli [dans son fils repentant] grâce au rayonnement mystérieux de la vérité et de l’amour, qu’il semble oublier tout le mal que son fils avait commis. » (Dieu riche en miséricorde, 6)« Tu t’es épuisé mortellement.
Ils t’ont mortellement détruit.
Cela s’appelle la Miséricorde.
Et pourtant tu es resté beau.
Le plus beau des enfants de l’homme.
Une telle beauté ne s’est plus jamais reproduite.
Oh, quelle beauté difficile !
Cette beauté s’appelle
Miséricorde. »
Jésus ressuscité répand sur les Apôtres l’Esprit Saint dans un souffle de paix et de pardon. Le recours, dans une grande confiance, à Jésus Miséricordieux est une rencontre avec Jésus ressuscité.
 

 

Mgr Albert-Marie de Monléon
Evêque de Meaux
Coordinateur national du Congrès de la
Miséricorde
 

 

Article paru dans l’Hebdo Infos Secteur Saâcy sur Marne
Semaine du 10 au 17 avril 2011

Pour voir l’integralité de l’article paru dans ZENIT: – http://www.zenit.org/article-27166?l=french

 

La Miséricorde divine, dont l’Ecriture est remplie, est la fidélité inlassable de Dieu à son amour pour l’homme, malgré tout le péché dont celui-ci se rend coupable. La Croix, comme accomplissement de la Rédemption de l’homme, est à la fois la manifestation de l’abîme du mal et du péché et « une révélation radicale de la miséricorde… La Croix est comme un toucher de l’amour éternel sur les blessures les plus douloureuses de l’existence terrestre de l’homme » (Dieu riche en miséricorde, 8). C’est pourquoi, la miséricorde  resplendit-elle particulièrement sur le visage du Christ en sa Passion :

(Poème de Karol Wojtyla, jeune prêtre, devant un Christ aux outrages.)
Dans Mémoire et identité, Jean-Paul II souligne : « Il est significatif que sœur Faustine ait vu le Fils comme Dieu miséricordieux, le contemplant cependant, non pas tant sur la Croix que dans sa condition ultérieure de ressuscité dans la gloire » (p. 70). C’est dans le mystère de Pâques et dans le témoignage de la Résurrection du Seigneur que se manifeste, au plus haut point, la Miséricorde divine.
 

Comments are closed.